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<rss version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>n.f. (mo-ji-gra-fie)

    * Terme de médecine. Crampe des écrivains</description><title>Mogigraphies</title><generator>Tumblr (3.0; @sylvainlapoix)</generator><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/</link><item><title>En regardant le dernier sketch du duo humoristique...</title><description>&lt;img src="http://7.media.tumblr.com/tumblr_kunlfs2auL1qzs36yo1_400.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.marianne2.fr/Sarkozy-Joffrin,-le-retour-du-duo-de-choc_a183123.html" target="_blank"&gt;En regardant le dernier sketch du duo humoristique Sarkozy-Joffrin&lt;/a&gt;, je me suis souvenu d’une carte postale promotionnelle de Libération trouvée avec les collègues sur la présentoir d’une boulangerie de la place de la République, qui avait ensuite fait l’objet d’une campagne dans la presse. Elle déroulait de manière très graphique un beau slogan sur la déontologie : &lt;i&gt;«Tutoyez le président, c’est être plus proche de l’information ou plus proche du pouvoir ?»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors forcément, quand Laurent Joffrin est entré en piste ce matin pendant la conférence sur le grand emprunt, commençant tout en politesse, enchaînant par un coup de brosse sur le bilan du Président… pour finir sur une question annihilée par un humiliant &lt;i&gt;«conseil»&lt;/i&gt; présidentiel au directeur de la rédaction de &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; pour sa prochaine enquête d’opinion, j’y ai repensé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je me suis dit que la question méritait d’être posée, d’une autre manière : &lt;i&gt;«entretenir une complicité ouverte avec le Président de la République en pleine conférence officielle, est-ce l’avoir dans sa poche ou glisser dans la sienne ?»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/283408251</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/283408251</guid><pubDate>Mon, 14 Dec 2009 18:47:00 +0100</pubDate></item><item><title>Salaires dans le sport ou la finance : parallélisme des formes entre Estrosi et Lagarde</title><description>&lt;a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/demain-la-veille/index.php?id=86364"&gt;Salaires dans le sport ou la finance : parallélisme des formes entre Estrosi et Lagarde&lt;/a&gt;: &lt;p&gt;Les hauts salaires dans le sport, Christian Estrosi les a défendu d’une phrase : &lt;i&gt;« on doit ouvrir un débat sur les rémunérations dans le sport, mais à une seule condition : que cela nous nous pénalise pas sur la scène internationale. »&lt;/i&gt; Une phrase. La même, ou presque, à quelques mots, que celle de Christine Lagarde pour défendre les conditions de rémunération dans la finance ou celle des patrons de grandes boîtes. Le même &lt;i&gt;« marché ouvert »&lt;/i&gt;, la même &lt;i&gt;« concurrence »&lt;/i&gt; qui fait fuir les élites à l’extérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Dans l’absolu »&lt;/i&gt;, le ministre de l’Industrie se disait choqué, dimanche 13 au soir sur France inter (autour de 6 minutes), par les 862000 euros de prime de match touchés par Raymond Domenech pour la qualification de la France en coup du Monde. &lt;i&gt;« Mais »&lt;/i&gt; (voilà le &lt;i&gt;« mais »&lt;/i&gt;), il y a un &lt;i&gt;« contexte »&lt;/i&gt;, voyez-vous ! Les joueurs, comme les managers aux carrières patronales, quittent la France par le premier jet pour aller s’installer sous d’autres cieux… Il faut donc, les uns, comme les autres, les traiter avec la même mansuétude, pour s’aligner sur &lt;i&gt;« le jeu »&lt;/i&gt; international et ses salaires mensuels d’entraîneurs de foot à 5 chiffres et de joueurs à 6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c’est là tout le génie que recèle la maladresse du ministre de l’Industrie que de donner les arguments pour le défaire : les skieuses françaises en coupe de Monde, l’équipe de handball ou le nageur Frédéric Bousquet décrochent des médailles pour bien moins (même en comptant les sponsors). Et pourquoi concourent-ils ? Pour des récompenses, des gestes, du sport… Et un peu moins pour du pognon que les joueurs de foot. De même que les pdg retenus à coup de promesses de parachutes dorés s’inquiètent plus des clauses de cession de leur contrat et du retour sur investissement des gros porteurs les ayant posé dans leur fauteuil que de l’avenir industriel des groupes qu’ils dirigent durant leurs intérims. Et quand Estrosi reproche au socialiste Jérôme Cahuzac de &lt;i&gt;« vouloir mettre de la politique dans tout »&lt;/i&gt;, il s’accuse. Car en tenant de tels propos sur Raymond Domenech, il prouve que la volonté de réguler s’arrête là où il faudrait défier un système que le gouvernement a trop peur de remettre en cause. Que ce soit le Cac40 ou la Fifa.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/282083617</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/282083617</guid><pubDate>Sun, 13 Dec 2009 21:34:19 +0100</pubDate></item><item><title>Quand Alain Juppé allait (lui aussi) en Chine au nom du parti majoritaire... «Je n'aurai peut-être pas signé un texte !»</title><description>&lt;a href="http://www.rtl.fr/fiche/5930580165/alain-juppe-si-j-etais-senateur-je-ne-voterais-pas-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle-en-l-etat-video.html"&gt;Quand Alain Juppé allait (lui aussi) en Chine au nom du parti majoritaire... «Je n'aurai peut-être pas signé un texte !»&lt;/a&gt;: &lt;p&gt;&lt;i&gt;«Ecoutez, moi j’ai fait un voyage en Chine quand j’étais président du RPR et j’avais été invité comme parti frère du PC chinois. Vous voyez, je n’aurais peut-être pas signé un texte ; mais enfin, il faut parler aux Chinois.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impatient de connaître l’avis de Jean-Pierre Raffarin sur la question !&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/248311054</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/248311054</guid><pubDate>Wed, 18 Nov 2009 10:58:46 +0100</pubDate></item><item><title>Charles Beigbeder en 2005 - «Que veut dire être français aujourd’hui ?»</title><description>&lt;a href="http://archive.medef.com/main/core.php?pag_id=39537"&gt;Charles Beigbeder en 2005 - «Que veut dire être français aujourd’hui ?»&lt;/a&gt;: &lt;p&gt;2005 : Charles Beigbeder, membre du conseil exécutif du Medef, présente sa candidature à la présidence du syndicat patronal. Son mot d’ordre : il faut rebattre les cartes, changer les règles, modifier le code du travail pour l’assouplir, alléger la fiscalité… &lt;i&gt;«La France a-t-elle “posé le sac” ?&lt;/i&gt; L’interroge-t-on pour Le Mag, publication du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;-La France traverse une mauvaise passe. Nous sommes en pleine crise sociale, économique, politique&lt;/i&gt;, déplore-t-il avant d’ajouter. &lt;i&gt;Mais ce qui est plus grave, c’est que nous sommes en pleine crise d’identité. Que veut dire être français aujourd’hui ?»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres mots, autres temps… mais l’objectif n’est-il pas le même entre un pdg qui invoque la crise d’identité pour ouvrir la dérégulation du code du travail et un ministre qui lance un débat sur «être français» pour glaner des voix aux élections régionales ?&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/227954434</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/227954434</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2009 15:26:51 +0100</pubDate></item><item><title>Quand la facilité des moteurs de recherche conduit au manque...</title><description>&lt;img src="http://14.media.tumblr.com/tumblr_kqw95uPZ6e1qzs36yo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Quand la facilité des moteurs de recherche conduit au manque d’originalité voire à l’uniformisation…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;« Si vous vous apprêtez à illustrer votre article / billet de blog sur la musique avec cette photo, je vous encourage à essayer d’être original et à chercher une autre image car elle ci a été utilisé tellement tellement tellement de fois ! »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Légende de cette photo trouvée en cherchant : “music” sur FlickR avec les critères Creative content et Utilisation commerciale.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/202652060</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/202652060</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2009 17:46:00 +0200</pubDate></item><item><title>Une citerne de lait au soleil</title><description>&lt;p&gt;Au pied de Marianne se déversait du lait. Quelques policiers tentaient de dévier à la marge les voitures qui risquaient de renverser les journalistes ou les gens venus près de la citerne de la Confédération paysanne garée au nord du rond-point central de la place de la République. Une foule compacte de personnes s’écrasait elle-même contre une rangée de tables, chacun levant en l’air sa bouteille, son bidon, son jerrican, pour « entrer dans la file », pour recevoir un peu de lait normand distribué gratuitement : la police n’avait pas jugé utile d’arrêter la circulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand bras métallique avait été déployé du cul de la citerne duquel pendait une dizaine de tubes souples que des bénévoles d’une ONG et des anonymes en t-shirt Confédération paysanne trayaient pour remplir les contenants amenés par les gens. Les gens, eux, poussaient ceux des premiers rangs dont le ventre se pliait sur les tables délimitant le service, que les bénévoles retenaient, de peur qu’elles ne les coincent contre la citerne. Du « couloir technique », ménagé le long de la citerne, côté nord, une syndicaliste agricole allait et venait avec un porte-voix pour appeler les gens au calme. « C’est fou. » Les passants n’en revenaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l’autre côté du bras, sur le troisième côté du cul de la citerne, les journalistes, dos à Marianne, les pieds sur la route, shootaient la belle image du liquide blanc qui remplissait les bouteilles, jusqu’au petit surplus qui bondissait vivement hors du goulot pour se déverser sur la chaussée. Avec le soleil, les t-shirts jaunes des syndicalistes et le bitume sombre en dessous, ça faisait de très belles images. Surtout si la bouteille était en plastique coloré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais derrière, derrière, les gens poussaient. Les gens, ils étaient vieux, jeunes pour certains, pas très bien habillés, beaucoup balbutiant quelques  mots dans un français inexact… Ils voulaient du lait. Les caméras regardaient un peu les pauvres gens comprimés entre eux puis allaient voir les autres gens, mieux habillés, qui fuyaient avec un peu de dégout cette soupe populaire au grand jour. Un photographe arrêtait une jolie blonde qui ne devait pas avoir 22 ans, qui avait de très gros seins serrés dans un pull blanc. Avec la lumière, ça devait faire de très belles images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, quelques pauvres gens contournaient la masse des autres pour essayer de faire passer leur bouteille par le côté des journalistes mais étaient rembarrés par les organisateurs. Au bout de 20 minutes, il y avait toujours autant de gens à tendre leurs bouteilles, peut-être plus, et ils poussaient fort et devaient crever de chaud sous le soleil. « Ne vous inquiétez pas : il y a plusieurs centaines de litres dans cette citerne, il y en aura pour tout le monde ! », essayait de rassurer la syndicaliste au haut-parleur. Je pense que ça ne servait à rien : les gens, eux, étaient sûr qu’il n’y en aurait pas assez.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/198547414</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/198547414</guid><pubDate>Sun, 27 Sep 2009 22:32:44 +0200</pubDate></item><item><title>Sarkozy : "pas le temps" pour la présomption d'innocence</title><description>&lt;p&gt;Sarkozy &lt;a href="http://is.gd/3GFI3" target="_blank"&gt;a ironisé sur les “coupables” de l’affaire Clearstream&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, il a prononcé un mot pour un autre. Il fallait lire en effet : &lt;i&gt;“j’ai travaillé jour et nuit, je n’ai pas eu le temps de m’intéresser à cette polémique, sûrement passionnante, &lt;b&gt;sur la &lt;/b&gt;“&lt;b&gt;présomption d’innocence&lt;/b&gt;.”&lt;/i&gt; Un peu de repos serait le bienvenue, en effet.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/197340792</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/197340792</guid><pubDate>Sat, 26 Sep 2009 11:51:42 +0200</pubDate></item><item><title>Faites gaffe aux assurances décès que vous rachetez,...</title><description>&lt;img src="http://17.media.tumblr.com/tumblr_kpsx9yLdNa1qzs36yo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Faites gaffe aux assurances décès que vous rachetez, inconscients ! Dans le cadre de mes recherches sur l’article &lt;a target="_blank" href="http://www.marianne2.fr/Et-maintenant,-les-subprimes-de-la-mort-!_a182052.html"&gt;Les subprimes de la mort&lt;/a&gt;, je suis tombé &lt;a target="_blank" href="http://www.ifpass.fr/classeurs/mpd_27/titrisation_-_chea_-_10052007.pdf"&gt;sur ce document d’un séminaire innovation d’Axa portant sur la titrisation du risque assurance&lt;/a&gt;. On y cause doctement et mathématiquement des variables de risque à prendre en compte dans la création de produits financiers à base d’assurances décès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour expliquer un tableau par l’exemple, on trouve en page 19 cette délicieuse mention : &lt;i&gt;“ce scénario se déclencherait dans le cas d’une pandémie dont la sévérité dépasserait 64% de l’événement de la grippe espagnole de 1918.”&lt;/i&gt; Pendant que certains continuent de se demander si la crise financière a été plus proche de celle de 1929 ou de la crise mexicaine de 1994, d’autres reprennent le boulot, voyez-vous et pour ça, on a besoin de chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les polémiques demeurent : la grippe espagnole a-t-elle fait 20 millions, 30 millions ou 100 millions de morts ? Parce que dès lors le seuil de déclenchement serait différent et on basculerait d’une tranche de Classe C à une tranche de classe B ou D, avec une chute ou une hausse du Libor conséquente… Si le document date de 1997, aucun doute qu’Axa le ressort des placards, s’inspirant de Goldman Sachs ou du Crédit Suisse, &lt;a target="_blank" href="http://www.marianne2.fr/Et-maintenant,-les-subprimes-de-la-mort-!_a182052.html"&gt;qui creusent déjà les divers voies pour titriser de l’assurance de cancéreux ou de nonagénaires&lt;/a&gt;. Bienvenue dans le monde merveilleux de la finance mortalisée.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/185219889</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/185219889</guid><pubDate>Fri, 11 Sep 2009 12:03:34 +0200</pubDate></item><item><title>La nouvelle grille d'Inter : heureux, enfantin, mesquin et autres adjectifs</title><description>&lt;a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/speciales/rentree2009/"&gt;La nouvelle grille d'Inter : heureux, enfantin, mesquin et autres adjectifs&lt;/a&gt;: &lt;p&gt;Pleine d’ambition ? Faut voir et je ne veux pas les condamner dès le début même si l’impression n’est pas fameuse. Mais plein, oui plein, sont les adjectifs qui viennent en voyant défiler les visages et les attributions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Heureux &lt;/b&gt;- François Morel, le vendredi, remplace l’édito de Philippe Val par une humeur et Guillaume Gallienne fera des lectures le samedi après-midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Enfantin &lt;/b&gt;- le rendez-vous politique est décallé du dimanche soir au mercredi, comme les questions au gouvernement, comme le jour des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Mesquin &lt;/b&gt;- confier à Colombe Schneick une émission intitulée “Les liaisons heureuses”, c’est bas. Heureusement, ils l’ont caché le samedi après-midi, pour que ça ne se voit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Ridicule &lt;/b&gt;- une fois par mois, Stéphane Leneuf parle d’Europe dans le téléphone sonne. Une fois par mois contre une fois tous les quatre ans, peu mieux faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Revu &lt;/b&gt;- tous les dimanches soir, Pierre Weil anime un plateau de personnalités sur l’actu de la semaine… Ca s’appelle &lt;i&gt;On refait le monde&lt;/i&gt; sur RTL, &lt;i&gt;Les grandes gueules&lt;/i&gt; sur RMC et un talk partout ailleurs…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Creux &lt;/b&gt;- l’édito de Philippe Val ? Non, pas la peine de le lire, aucun suspens : dès le début, on sait qui est le coupable !&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/174153153</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/174153153</guid><pubDate>Fri, 28 Aug 2009 22:38:56 +0200</pubDate></item><item><title>La bande annonce du dernier Michael Moore sonne creux :...</title><description>&lt;object width="400" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IhydyxRjujU&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;showinfo=0&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/IhydyxRjujU&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;showinfo=0&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="336" allowFullScreen="true" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;La bande annonce du dernier Michael Moore sonne creux : entre le bonhomme aux yeux écarquillés et la crise financière, il n’y a plus presque plus d’autres figures qui s’interposent pour ancrer le “doc” dans la réalité qu’il tente de décrire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul outil de Moore, c’est son haut-parleur, sa caméra, sa grande gueule… La démonstration sera peut-être forte, comme dans Bowling for Colombine, mais, depuis Farenheit 9/11, j’ai l’impression que ses films déconstruisent leur propre fondement : ils décrédibilisent la mise en scène du journalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moore n’est pas comme &lt;a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Super_Size_Me"&gt;Gordon Spurlock&lt;/a&gt; ou &lt;a target="_blank" href="http://christoff.unblog.fr/2008/10/03/lannee-ou-jai-vecu-selon-la-bible-ou-comment-un-challenge-idiot-vient-surfer-sur-la-vague-de-lintegrisme/"&gt;A.J. Jacobs&lt;/a&gt; qui utilisent des principes de sociologie participative pour se lancer dans le “reportage intérieur” d’une autre manière de vivre, que ce soit comme un accroc au Mc Do ou un chrétien appliquant littéralement la Bible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Moore est Michael Moore, c’est son métier et presque sa seule production cinématographique. Heureusement, la production documentaire américaine se renouvelle : Colin Beavan s’impose dans &lt;a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=1fITT6rVPds"&gt;No Impact Man&lt;/a&gt; une vie de sobriété énergétique rigoureuse d’où découle une nouvelle manière d’être, pour lui et sa famille. Sortie aux Etats-Unis le 11 septembre. Une bonne date pour un passage de relais.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/173178440</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/173178440</guid><pubDate>Thu, 27 Aug 2009 21:22:00 +0200</pubDate></item><item><title>Un prophète, l'histoire, la prison, le papier peint et Mary Poppins</title><description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;«La prison, pour Un prophète, c’était juste un papier peint qui nous donnait l’occasion de parler Malik, un analphabète, polytoxicomane qui va devenir un truand. Nous voulions d’abord raconter une histoire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mary Poppins, c’est pareil : on a beau considérer que ça ne fait que parler de l’Angleterre victorienne, on aurait pu mettre ça dans l’Amérique des annés 1950 ou à une autre époque… Ça aurait changé le contexte mais, au final, Mary Poppins, c’est surtout l’histoire d’une gouvernante qui vole avec son parapluie.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chute d’une interview de Thomas Bidegain, co-scénariste de &lt;i&gt;Un prophète&lt;/i&gt;, réalisée dans le cadre de l’article &lt;a target="_blank" href="http://www.marianne2.fr/Quand-Un-prophete-brise-le-tabou-des-prisons-francaises,-les-politiques-s-inquietent_a181890.html"&gt;Quand Un prophète brise le tabou des prisons françaises, les politiques s’inquiètent.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/172219970</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/172219970</guid><pubDate>Wed, 26 Aug 2009 18:40:44 +0200</pubDate></item><item><title>Angoisses et fiertés minéralogiques</title><description>&lt;p&gt;Au &lt;b&gt;221 &lt;/b&gt;rue Lafayette, Paris &lt;b&gt;X&lt;/b&gt;, au fond d’une cour une peu glauque, on trouve une enfilade de portes vitrées derrière lesquelles stagnent les open space de boîtes de prod, cabinets d’avocats et sociétés de domiciliation. Accessoirement, c’est aussi là que loge &lt;a target="_blank" href="http://www.ccijp.net/"&gt;la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. La CCIJP&lt;/a&gt; ou, pour faire &lt;i&gt;« métier »&lt;/i&gt;, la commission de la carte. Par négligence, et par superstition, j’ai tardé à la demander et suis allé la chercher il y a quelques temps. Au grand bureau d’entrée, on m’a fait attendre très aimablement qu’une grande femme imprime la mienne et la glisse dans un enveloppe déposée entre mes mains avec un grand sourire. Voilà, c’est tout !&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je ne m’attendais pas à ce que des cotillons pleuvent des faux plafonds mais cela m’avait été présentée avec tant de mystère que j’espérais peut-être autre chose. Je n’étais pas déçu pour autant : ce petit rectangle pâle en main marque un rite initiatique, plus administratif qu’honorifique, mais tout de même.&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Me voilà devenu &lt;b&gt;112412&lt;/b&gt;, visé sur plastique dur blanc, teinté de jaune, cuvée PRESSE &lt;b&gt;2009&lt;/b&gt; et petit drapeau tricolore en angle. Comme les nouvelles plaques d’immatriculation, chaque nombre est fixé à son journaliste, dès qu’il dépose son dossier et jusqu’à ce que les siècles l’oublient. Un collègue titulaire de la &lt;b&gt;108700 &lt;/b&gt;et quelque l’a reçu il y a deux ans : un peu moins de &lt;b&gt;4000 &lt;/b&gt;nouvelles cartes en &lt;b&gt;24 &lt;/b&gt;mois, la commission ne chôme pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il faut dire qu’on vous en parle de la carte : pour le moindre rendez-vous à l’Assemblée, sans &lt;i&gt;« elle »&lt;/i&gt;, j’étais jusqu’ici obligé de faire signer un mot infantilisant par un rédacteur en chef &lt;i&gt;« Merci de bien vouloir laisser entrer Sylvain Lapoix, journaliste pour Marianne… »&lt;/i&gt; De la part des collègues, ce sont des silences gênés quand vous répondez &lt;i&gt;« non »&lt;/i&gt; à la sempiternelle question : &lt;i&gt;« tu n’as pas ta carte ? »&lt;/i&gt; Cette virginité administrative n’est pas fière à exhiber, même si j’en connais qui refusent de la prendre par principe, pour ne pas être &lt;i&gt;« encartés »&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La première fois qu’un ami l’a obtenu, il l’a brandit comme un trophée sportif avant de la jeter entre des demi de bière sur une table de bar. Les trois aspirants journalistes, dont j’étais, s’étaient penchés dessus comme si le fantôme de Renaudot allait en sortir. Pas plus que les locaux très neutres et bien rangés de la commission, la carte n’a de pouvoir magique : il paraît qu’elle marche encore comme coupe file dans certains musées mais les réductions chez les libraires et l’entrée gratuite au cinéma sont de vieux mythes. A moins de considérer les discours présidentielles comme des productions hollywoodiennes : l’Elysée martèle à chaque tentative d’accréditation qu’il ne prend que les journalistes porteurs de carte.&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J’ai eu droit à des conseils de la part des syndicalistes : &lt;i&gt;« tant que tu n’auras pas ta carte, tu ne pourras pas négocier : ni augmentation, ni rien ! »&lt;/i&gt; On m’a même glissé, comme une mise en garde que &lt;i&gt;« au dessus de &lt;b&gt;100000&lt;/b&gt;, de toute manière, on ne te prend pas au sérieux ! »&lt;/i&gt; La valeur du numéro est un grand classique : il y a de petits exercices de numérologie, selon l’année d’obtention, la somme des chiffres, etc. C’est un peu l’astrologie des journalistes, une version plus élaborée de l’horoscope du Parisien (je me demande quelle est le numéro de carte de presse de Christine Haas).&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;1+1=2 ; (1+1)+2=4&lt;/b&gt;… Mon numéro serait presque kabbalistique. En même temps, passée la photo, légèrement pastelisée par l’impression, peu de choses différencient une carte de presse d’une carte de bibliothèque, à part ce numéro, unique et personnel. &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Un jour, j&lt;/i&gt;&lt;i&gt;‘ai croisé un &lt;b&gt;30000&lt;/b&gt;, encore vivant, pas en poussière »&lt;/i&gt;, me racontait une collègue dans les &lt;b&gt;80000&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La seule fois où je l’ai vu servir à autre chose qu’à des tâches bassement administratives, &lt;a target="_blank" href="http://jesoutiens.blogspot.com/"&gt;c’était sur un blog de soutien à Denis Robert&lt;/a&gt;. Des dizaines de scans et de photocopies de cartes, de &lt;b&gt;26000 &lt;/b&gt;quelque chose à &lt;b&gt;110000 &lt;/b&gt;passé, une avalanche. Bizarrement, c’est là, alors qu’elles sont censées faire sens, que j’ai trouvé qu’elles étaient les plus standardisées, les plus impersonnelles et administratives. Je vais encore un peu l’agiter en l’air, le temps de la présenter une ou deux fois comme un sésame devant des accès réservés, après, elle sera un bout de plastique utile. Aller la chercher moi-même dans ces bureaux l’a démystifié. Et finalement, c’est pas plus mal !&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/166050270</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/166050270</guid><pubDate>Wed, 19 Aug 2009 01:30:00 +0200</pubDate></item><item><title>Pour (vraiment ) réformer le capitalisme, demandez à Nassim Taleb !</title><description>&lt;a href="http://www.latribune.fr/entreprises/finances--marches/industrie-financiere/20080923trib000173979/nassim-nicholas-taleb--plus-la-finance-est-mathematisee-plus-cest-du-baratin.html"&gt;Pour (vraiment ) réformer le capitalisme, demandez à Nassim Taleb !&lt;/a&gt;: &lt;p&gt;Réguler les échanges, surveiller les agences de notation… bla bla bla… La série d’entretiens intitulés &lt;i&gt;Le monde d’après&lt;/i&gt; qui paraît chaque jour dans &lt;i&gt;La tribune &lt;/i&gt;commençait un peu à tourner en rond. Malgré des tentatives d’éclectisme (Todd, Stiegler, etc.), les propositions des «penseurs» pour imaginer une vraie réforme du capitalisme et diagnostiquer celle que le G20 a prétendu mettre en place relevaient d’un même refrain, soit libéral, soit anti-capitaliste, qui, sans être inintéressant, sortait peu des sentiers battus. Puis, le 11 août, alors que la pluie battait la Bourse de Paris, Nassim Taleb a fait ses propositions. Et quelles propositions :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;transformer la dette en fond propres&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;interdire les LBO (achats par effet de levier sur la dette)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;supprime le prix Nobel d’économie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;reprendre les bonus aux fauteurs de crises, etc.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;«On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs !»&lt;/i&gt;, prévient le philosophe. La recette de Taleb donne en tout cas faim de changement et, en lisant la détermination du philosophe, on se dit que beaucoup on l’air de craindre de faire bouger quoique ce soit. &lt;i&gt;«Les traders ont fait des centaines de millions de dollars de profits pour des erreurs qui nous ont causé des milliards de dollars de pertes»&lt;/i&gt;, rappelle-t-il. Taleb propose un système où les banques ne prennent pas de risque et où les entrepreneurs assument leurs décisions. Du vrai changement. Mais reste à savoir qui est prêt pour ça.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/161370070</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/161370070</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2009 18:47:21 +0200</pubDate></item><item><title>Cronaca</title><description>&lt;p&gt;Jeudi 23 juillet, j’ai eu l’occasion de passer du poste confortable de reporter à celui angoissant de justiciable. Sans rentrer dans les détails, j’ai été assigné en justice pour diffamation publique à cause d’un article publié il a quelques mois. Or, plutôt que de me poursuivre au Tribunal de Paris, le plaignant a préféré m’envoyer à Auxerre avec ma petite convocation papier adressée en trois exemplaires à mon ancien domicile. J’ai donc pris le train pour me rendre à une audition de pure forme en vue d’une mise en examen, dont la date avait été fixée à 10h30 le 23 juillet, aimablement repoussée pour me permettre de prendre quelque vacances.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;9h53&lt;/b&gt; : arrivée en gare d’Auxerre d’où un bus me mène en centre-ville, en longeant des vignes de raisin blanc.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;10h15&lt;/b&gt; : je me présente à l’entrée du Palais de justice dont sortent des employés qui s’en vont fumer dans le parc en face : sans le panneau, je n’aurais jamais repéré le bâtiment qui se serre entre deux rues.&lt;br/&gt;Le vigile à l’entrée feuillette le canard local appuyé à une colonne du grand hall marbré. Je dois tout ouvrir : vider mes poches et ma veste, ma sacoche de fond en comble… Je ne savais pas que de telles menaces planaient sur le Palais de Justice d’Auxerre.&lt;br/&gt;A l’accueil, on appelle le juge d’instruction avant de m’indiquer le chemin : &lt;i&gt;«derrière à droite, tout au fond, vous prenez à gauche puis tout au fond : vous pourrez attendre sur les bancs en bois.»&lt;/i&gt; Sa collègue porte un t-shirt avec un chat arlequin : &lt;i&gt;«qui a dit qu’ils étaient tous gris ?»&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;10h20&lt;/b&gt; : sur mon banc, je feuillette La Tribune : le&lt;i&gt; «tout au fond du couloir»&lt;/i&gt; était à 20 pas et celui qui suivait long du double. Le va-et-vient de cinq employés qui me saluent m’agace un peu. Au dessus de la cour du cloître néo-roman que surplombe le couloir, les pigeons roucoulent : je suis le seul assis sur un banc dans tout le Palais de Justice.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;10h40&lt;/b&gt; : une des employés arrête ses allers et venues pour me demander si je suis Sylvain Lapoix. &lt;i&gt;«Où est votre avocat ?»&lt;/i&gt; Nous avons convenu qu’il n’était pas nécessaire qu’il m’accompagne à cette convocation. Elle repart embêtée. Pas autant que moi, qui espérait, à l’heure qu’il est, pouvoir aller prendre le café que je n’ai pas eu le temps de boire au réveil sur le parvis de la Cathédrale.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;10h45&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;«Vous allez devoir attendre que l’avocat de permanence arrive pour enregistrer le fait que vous souhaitez être entendu sans avocat. Il sera là à 11h30.» &lt;/i&gt;Mon train est à midi neuf. &lt;i&gt;«Ce sera très court !»&lt;/i&gt; Mais je lui demande quand même si elle aurait les horaires du prochain train pour Paris, histoire de prévenir le réd chef si je suis bloqué à Auxerre jusqu’à 16 heures.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;10h50&lt;/b&gt; : la secrétaire revient : &lt;i&gt;«ma connexion Internet ne me permet pas de consulter les horaires mais vous pouvez appeler ce numéro»&lt;/i&gt;, me rassure-t-elle en décollant un Post it de son gros bottin jaune. A la gare, la personne qui peut me donner les horaires n’est pas là non plus.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;11h10&lt;/b&gt; : deux jeunes gars passent dans le couloir : &lt;i&gt;«je suis sorti par la petite porte là et j’étais menotté&lt;/i&gt;, raconte celui qui porte un jean trop long à celui qui porte un short trop large. &lt;i&gt;N’empêche, il m’a rappelé à la barre, et ça, c’est trop la classe !»&lt;/i&gt; Il joue au bilboquet avec les écouteurs de son iPod et cherche un juge, &lt;i&gt;«juge d’instruction numéro 2, c’est qui ?»&lt;/i&gt;, puis repart avec son acolyte en direction de l’accueil.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;11h25&lt;/b&gt; : une jeune femme apparaît au coin du couloir, sa robe noire sur l’épaule comme une zibeline.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;11h30&lt;/b&gt; : La même, en tenue d’avocat, vient me chercher quelques minutes plus tard et m’emmène dans le bureau de la juge d’instruction.&lt;br/&gt;L’audition est effectivement de pure forme. La juge d’instruction me montre le gros dossier bleu où reposent toutes les convocations des blogueurs et responsables de publications de sites Internet qui ont reproduit ou cité les articles incriminés. Quant à la convocation à Auxerre, elle comme l’avocate sont formelles : &lt;i&gt;«c’est une façon de ne pas s’exposer : comme vous publiez sur Internet et que vos articles sont disponibles sur tout le territoire, il aurait pu vous poursuivre n’importe où, dans les Alpes Maritimes s’il avait voulu.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;i&gt;-Et pourquoi pas en Guyane ?&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;i&gt;-Oui, il aurait pu le faire aussi s’il avait été très très méchant.»&lt;br/&gt;&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;b&gt;12h02&lt;/b&gt; : je sors. Dans 7 minutes, à l’autre bout de la ville, le train pour lequel on m’avait réservé un billet part. J’aurais finalement le temps d’aller voir la Cathédrale et de lire le canard local. Dans la rue qui s’éloigne du tribunal, il n’y a presque que des agences d’intérim (et une très bonne boulangerie où j’ai acheté un pain au chocolat aux amandes pour lutter contre l’hypoglycémie rampante du matin). Le dépaysement de voir les champs depuis la côte du centre ville et les bords de l’Yonne me paient un peu de ce retard. Je me demande à quoi ressemblent les bords du fleuve à Cayenne.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/151498809</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/151498809</guid><pubDate>Wed, 29 Jul 2009 12:17:14 +0200</pubDate></item><item><title>«Smack my bitch up» de Prodigy décomposée en trois samples. Une...</title><description>&lt;object width="400" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Lo67bWkNEiE&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;showinfo=0&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Lo67bWkNEiE&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;showinfo=0&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="336" allowFullScreen="true" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=20tWDFxQq5A" target="_blank"&gt;«Smack my bitch up» de Prodigy&lt;/a&gt; décomposée en trois samples. Une vidéo faite à la maison où l’on réécoute et où l’on mixe Funkyman, de Kool and the gang, The Ultramagnetic’s Mc’s et Randy Weston.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la riche idée visuellement brillante trouvée sur le non moins remarquable &lt;a href="http://www.Samples.fr/blog" target="_blank"&gt;Samples.fr/blog&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/125169307</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/125169307</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2009 14:27:51 +0200</pubDate></item><item><title>Cinq photos pour dire «Chut !»
Je cherchais une image pour...</title><description>&lt;img src="http://1.media.tumblr.com/eK0gHZR6kos98392lEcNeYTQo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Cinq photos pour dire «Chut !»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cherchais une image pour illustrer la décision des socialistes &lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101574417-les-socialistes-iront-ecouter-sarkozy-a-versailles" target="_blank"&gt;d’aller à Versailles, assister au Congrès et à l’intervention de Nicolas Sarkozy, puis de se taire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J’ai parcouru FlickR et ses Creative Commons avec le tag &lt;i&gt;«Chut»&lt;/i&gt;. Par simplicité, &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/jblndl/222743223/" target="_blank"&gt;j’ai choisi un panneau «silence» sur un sentier&lt;/a&gt;, que j’ai repeint par photoshopage du rose socialiste. Mais, dans les trois pages qui m’étaient soumises, d’autres photos, moins franches, auraient mérités de figurer au côté de ce «chut» que j’ai décidé de partager et, avec elle, le talent de leurs auteurs :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/katietegtmeyer/67865829/" target="_blank"&gt;le «chut» intimiste de Katie Tegtmeyer, en joli noir et blanc velouté&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/lydiaom/2997704728/" target="_blank"&gt;le «chut» buccolique et flou de LydiaOM&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/onlynick/2012298385/" target="_blank"&gt;le «chut» solitaire d’Onlynick et son contraste gris sombre / vert lumineux entre premier et arrière plan&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/jihadv/3015660309/" target="_blank"&gt;le «chut» à couper le souffle de Jihadv et son dôme d’or petersbourgeois&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/suon_no/327293573/" target="_blank"&gt;le «chut» hors sujet, décadré mais plein de mouvement d’Aline Barcelos&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/124599528</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/124599528</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2009 16:28:42 +0200</pubDate></item><item><title>Et si je twitpic mon bulletin de vote, ça invalide l'élection ? Et pourquoi tu twitpiqueras ton vote ?</title><description>&lt;a href="http://twitter.com/vincentglad/status/2063694810"&gt;Et si je twitpic mon bulletin de vote, ça invalide l'élection ? Et pourquoi tu twitpiqueras ton vote ?&lt;/a&gt;: &lt;p&gt;A priori, la loi électorale entend garantir l’anonymat du vote. Toute entorse à ce principe l’invalide : signature du bulletin ou de l’enveloppe, signe distinctif ajouté au bulletin, photocopie de la carte d’électeur à l’intérieur (ça a bien du arriver), etc. A ce titre, les nouvelles technologies ne changent RIEN à l’immuable principe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai débat ne me semble pas être celui-là mais plutôt : pourquoi &lt;i&gt;“twitpiquer”&lt;/i&gt; (&lt;a href="http://twitpic.com/" target="_blank"&gt;envoyer une photo sur Twitter via le site Twitpic&lt;/a&gt;, pour les non bilingues) son bulletin de vote ? Le problème de savoir si on pouvait faire l’amour, boire une bière ou faire des mots croisés dans l’isoloir ne s’est jamais assez gravement posé pour qu’on légifère autrement que par la &lt;i&gt;“non entrave au bon déroulement du vote”.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, avec la miniaturisation, les réseaux non-filaires et les sites communautaires, permettant d’emporter ses outils multimédias et de propager de partout leur production, éveille ce drôle de réflexe : &lt;i&gt;“puisque je peux, je fais.”&lt;/i&gt; Résultat : déferlement de papas en caméra DV en salle de travail, de smartphones dans les tribunaux, de mini appareils numériques dans les églises…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que ça apporte ? Rien à part des &lt;i&gt;“souvenirs”&lt;/i&gt; à entasser dans des disques durs externes, entre deux épisodes de Lost. Je dirai même que ça retire quelque chose. Des amis photographes me font souvent part de la distanciation par l’objectif : entre le monde et soi, le viseur fait écran et on s’occupe plus du boîtier, de l’éclairage du boîtier, du réglage du boîtier, que du réel qu’il reproduit. Résultat, on est présent à son appareil et pas à ce qu’il attrape. Le vrai souvenir est dans la puce, inerte. Le moment de photographier n’est pas un moment d’émotion ni d’authenticité : il faut être tout à l’art et à l’outil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la côte sicilienne, cet été, je lâcherai mon appareil photo quelques minutes pour être au lieu. Et je me déconnecterai 5 minutes pour remplir le registre pour pouvoir exercer mon devoir et mon droit et pas pour faire une performance de ma vie et prouver quoique ce soit à qui que ce soit.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/119432701</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/119432701</guid><pubDate>Sun, 07 Jun 2009 16:13:30 +0200</pubDate></item><item><title>Quand les «petites phrases» sont vraiment politiques...</title><description>&lt;p&gt;Peter Mandelson n’est pas candidat aux européennes : j’ai vérifié ! Pourtant, il y a de cela quelques années, il a tenu dans la Commission Barroso le porte-feuille du Commerce avec une fermeté que peu d’autres commissaires (à l’exception peut-être de «Nickel» Neelie Kroes) peuvent revendiquer. &lt;a href="http://www.marianne2.fr/Comment-l-Europe-se-protege-de-la-Chine-sans-le-dire_a179972.html" target="_blank"&gt;Pour un article sur les mesures anti-dumping&lt;/a&gt;, protégeant discrètement mais efficacement l’industrie européenne de la concurrence chinoise, &lt;a href="http://www.finfacts.com/irelandbusinessnews/publish/articel_10005301.shtml" target="_blank"&gt;j’avais exhumé un article de FinFacts Ireland&lt;/a&gt; où Mandelson revenait sur une proposition de taxer les chaussures en cuir venue du Vietnam à 16,8% et celle venue de Chine à 19,4%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La subtilité (et, à mon sens, la faiblesse) des lois anti-dumping est qu’elles ne condamnent pas le dumping social, environnemental ou fiscal… mais seulement la vente à moindre prix à l’exportation que sur le marché intérieur, une «casse» du prix. Pour préciser son propos, le commissaire au Commerce avait cru bon de préciser que l’institution ne visait pas &lt;i&gt;«les avantages compétitifs naturels de la Chine et du Vietnam»&lt;/i&gt; mais la seule distorsion de la concurrence libre et non faussée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vaches chinoises produiraient-elles tant de cuir que cela soit considéré comme un «avantage compétitif naturel» ? A ma connaissance, non, ou en tout cas pas assez pour que les prix des chaussures en cuir soient aussi inférieurs aux paires fabriquées en Europe. Non, les seuls avantages compétitifs se jouent au niveau de la main d’œuvre : moins syndiquée, travaillant bien plus et à partir d’un âge plus faible, pour des salaires bien moindres payés dans une monnaie sous évaluée. Je ne compte même pas les produits bon marché et extrêmement nocifs, pour l’environnement et les tanneurs, qui servent à traiter les peaux et les godasses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elever ces spécificités de la main d’œuvre au rang de conditions naturelles du marché revient à une distorsion lourde de la perception de la réalité, voire à une conception doucement xénophobe. Le marché, considéré comme une force de la nature, sèmerait dans cette vision du monde, les talents et les compétences selon un darwinisme étrange : les Chinois travaillent jeunes, dur et pour rien, les Français font plus d’étude, gueulent et se syndiquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;«Le libéralisme n’est pas une construction intellectuelle comme le marxisme : le monde a été créé ainsi.&lt;/i&gt; […] &lt;i&gt;C’est le meilleur système.»&lt;/i&gt; Cette &lt;i&gt;logia&lt;/i&gt;, pour reprendre le terme théologique utilisées pour les citations du Christ rapportées par les Apôtres, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Sylvestre" target="_blank"&gt;est de Jean-Marc Sylvestre&lt;/a&gt; mais pourrait trouver sa place dans la bouche de Mandelson. Par une simple formule, le commissaire révèle un mode de pensée magique effrayant où le &lt;i&gt;«Marché»&lt;/i&gt; travaille pour lui et fait travailler les hommes pour sa grandeur, sans qu’aucun puisse critiquer ses dysfonctionnements et ses injustices. Un résumé littéral d’une notion que les apôtres du libéralisme sans barrière combattent sans arrêt et qu’ils font leur dans ce refus de remise en cause : l’obscurantisme économique.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/118458768</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/118458768</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2009 16:23:19 +0200</pubDate></item><item><title>Dans la série “la vidéo à la con de petit animal mignon du...</title><description>&lt;object width="400" height="336"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zcaktAuckJQ&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;showinfo=0&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/zcaktAuckJQ&amp;rel=0&amp;egm=0&amp;showinfo=0&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="336" allowFullScreen="true" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Dans la série &lt;i&gt;“la vidéo à la con de petit animal mignon du dimanche”&lt;/i&gt;, après Marcel le fennec, je vous présente Svinski, le hérisson “super cute” (cf. les titres des vidéos), qui fait rien à part remuer la truffe et se rouler en boule. Tout ça avec nos impôts : bravo Sarkozy !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vidéo déconseillée aux plus de 14 ans et aux amateurs de bière.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/115771761</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/115771761</guid><pubDate>Sun, 31 May 2009 17:03:00 +0200</pubDate></item><item><title>Donner accès à Internet pendant les examens et désapprendre aux élèves à regarder un tableau</title><description>&lt;p&gt;Je crois que même Gibson, le Pape du Cyberpunk, n’y avait pas pensé :&lt;a href="http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2009/05/30/et-si-l-on-autorisait-les-bacheliers-a-se-connecter-a-internet" target="_blank"&gt; et si on avait accès à Internet pendant les examens ?&lt;/a&gt; Ce n’est pas la première fois que je lis un truc pareil et ce n’est pas la première fois que ça me choque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Google Translate, les calculatrices, les correcteurs orthographiques et les encyclopédies en ligne, l’arsenal est déjà complet pour qui voudrait faire toutes les tâches scolaires sur le coin de son Netbook. Seulement voilà : j’y vois une pente raide vers la déculturation et, pire, vers la désensibilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’argument du milieu de l’article de rue89 est relativement pertinent : &lt;i&gt;« Les examens doivent être le miroir de la vie réelle et quand vous écrivez des rapports au travail, vous utilisez Internet. »&lt;/i&gt; Tout cela serait bien joli si l’apprentissage n’était qu’un simple stockage de données, comme c’est le cas en informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, la mémoire, c’est bien plus que ça. Dans l’admiration que j’ai pour les grands discours de la IIIè République (Gambetta, Briand, Blum et consors), il y a aussi le respect que j’ai pour les orateurs qui apprenaient par coeur au lycée des discours entiers de Cicéron et les déclamaient. Et en latin. Que ce soit Cicéron, que ce soit du latin, là n’est pas le problème. Ces discours leur ont appris à faire les leurs en créant d’après copie, un peu &lt;a href="http://www.marianne2.fr/Fabrice-Epelboin-nos-politiques-sont-anti-Internet_a177702.html" target="_blank"&gt;comme le revendiquent les partisans des nouvelles formes d’échange de culture pour les artistes contemporains&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos chers élèves, pendus à la toute-savante machine, ne prendraient donc plus le soin d’apprendre par coeur. Pareil pour les langues : avec leur smartphone, ils disposeront d’un traducteur de poche, &lt;a href="http://www.pomegranatephone.com/" target="_blank"&gt;à la manière de la fausse pub pour le Pommegranate&lt;/a&gt;, qui proposait un &lt;i&gt;“global voice translator”&lt;/i&gt; prononçant directement dans la langue choisie. Peut-être, mais la structure même de la langue, ses subtilités et spécificités, qui sont aussi les traits culturels de ceux qui la parlent, lui échapperont complètement. Et la compréhension de l’autre avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le fait que, en cas de panne de courant ou d’énergie rare, le niveau scolaire tombera à 0, nos chers élèves désapprendront les codes qui permettent de saisir la profondeur humaine de la réalité. S’ils ont besoin de sortir un outil informatique pour chercher le sens d’un tableau ou d’un paysage, toute la puissance artistique leur échappera d’un coup. Il est très important de développer la culture numérique des jeunes mais il est aussi important qu’ils développement leur culture tout court. Car si l’usage du web est la &lt;i&gt;“grille de lecture”&lt;/i&gt; d’Internet, la culture est la grille de lecture de la société. Mine de rien, même avec un iPhone, comprendre les autres et apprécier l’art, ça peut être utile, voire agréable.&lt;/p&gt;</description><link>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/115275747</link><guid>http://sylvainlapoix.tumblr.com/post/115275747</guid><pubDate>Sat, 30 May 2009 13:42:12 +0200</pubDate></item></channel></rss>
