Mogigraphies

n.f. (mo-ji-gra-fie)

* Terme de médecine. Crampe des écrivains

Aug 1

Concours de faux titres pour les prochains romans de Katherine Pancol

A la suite de l’excellent Patrick Besson qui avait établi une liste très efficace de faux titres pour les futurs romans de Katherine Pancol (citée par Jérôme Garcin dans Le masque et la plume de ce dimanche soir 1er août), les vitrines de librairies minées de titres à la con pour roman à l’avenant me donnent envie d’un petit concours de créativité littéraire.

Chaque année, des millions de Français partent en vacances avec l’idée qu’il “faut” lire un roman épais à couverture souple, ayant fait l’objet de nombreuses pubs dans des magazines féminins. Pas forcément pour s’enrichir, se faire plaisir… Non, par une espèce d’injonction sociale qui invite, dans un pays de lettres, à lire “au moins une fois” dans l’année. Le profil du lecteur français ressemble d’ailleurs plus à celle d’un mauvais élève coupable qu’à celle d’un esthète exigent : en 2009, un sondage commandé par La Croix estimait que 1/3 des Français lisait moins de 5 livres par an et un autre tiers aucun. On peut facilement imaginer que ces “moins de 5 livres” se décomposent en quelques cadeaux lu pour faire honneur au geste, un livre de développement personnel ou d’éducation des gamins, un polar pour l’aller-retour en train chez un parent éloigné et un bouquin “à la mode” tourné face aux vagues, du type Musso ou Marc Lévy. Or, rien que par leurs titres, ces sombres opuscules de sirop littéraires mériteraient d’être classés aux rangs des polluants moraux, leur concentration pouvant justifier le classement en “drapeau noir” des sablières les plus atteintes. Donc mieux vaut en rire.

Un peu comme nous nous étions amusé à le faire avec l’ami Régis Soubrouillard pour les métaphores désignant les journalistes web, il me semble intéressant, en ce long été de médiocrité, de lancer un concours de faux titres pour les futurs romans de Katherine Pancol.

Faites donc long, chiant, caricatural, faussement anecdotique… Bref, imitez l’original. Celui ou celle qui trouve le vrai titre du prochain ne se verra pas offrir Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi mais un vrai verre d’alcool à l’occasion d’un futur Café des OS du Djiin.

A ceux qui manqueraient d’inspiration ou n’auraient pas mis les pieds dans une librairie depuis plus de 10 ans, je conseille la consultation éclairante de sa biblio sur le site officiel de Katherine Pancol.

Pour lancer la machine, voici cinq créations personnelles :

  1. la confiture d’orange amère coulait sur le pantalon du chauffeur de bus.
  2. l’amour est un tramway qui n’a pas d’essuies glaces de rechange.
  3. la petite ceinture en cuir qui serrait la taille de la danseuse belge.
  4. l’interminable printemps du ramasse miette.
  5. arracher une à une les ailes des mouches endormies.

Bonne création à tous.