Mogigraphies

n.f. (mo-ji-gra-fie)

* Terme de médecine. Crampe des écrivains

Sep 11
Faites gaffe aux assurances décès que vous rachetez, inconscients ! Dans le cadre de mes recherches sur l’article Les subprimes de la mort, je suis tombé sur ce document d’un séminaire innovation d’Axa portant sur la titrisation du risque assurance. On y cause doctement et mathématiquement des variables de risque à prendre en compte dans la création de produits financiers à base d’assurances décès.
Pour expliquer un tableau par l’exemple, on trouve en page 19 cette délicieuse mention : “ce scénario se déclencherait dans le cas d’une pandémie dont la sévérité dépasserait 64% de l’événement de la grippe espagnole de 1918.” Pendant que certains continuent de se demander si la crise financière a été plus proche de celle de 1929 ou de la crise mexicaine de 1994, d’autres reprennent le boulot, voyez-vous et pour ça, on a besoin de chiffres.
Or, les polémiques demeurent : la grippe espagnole a-t-elle fait 20 millions, 30 millions ou 100 millions de morts ? Parce que dès lors le seuil de déclenchement serait différent et on basculerait d’une tranche de Classe C à une tranche de classe B ou D, avec une chute ou une hausse du Libor conséquente… Si le document date de 1997, aucun doute qu’Axa le ressort des placards, s’inspirant de Goldman Sachs ou du Crédit Suisse, qui creusent déjà les divers voies pour titriser de l’assurance de cancéreux ou de nonagénaires. Bienvenue dans le monde merveilleux de la finance mortalisée.

Faites gaffe aux assurances décès que vous rachetez, inconscients ! Dans le cadre de mes recherches sur l’article Les subprimes de la mort, je suis tombé sur ce document d’un séminaire innovation d’Axa portant sur la titrisation du risque assurance. On y cause doctement et mathématiquement des variables de risque à prendre en compte dans la création de produits financiers à base d’assurances décès.

Pour expliquer un tableau par l’exemple, on trouve en page 19 cette délicieuse mention : “ce scénario se déclencherait dans le cas d’une pandémie dont la sévérité dépasserait 64% de l’événement de la grippe espagnole de 1918.” Pendant que certains continuent de se demander si la crise financière a été plus proche de celle de 1929 ou de la crise mexicaine de 1994, d’autres reprennent le boulot, voyez-vous et pour ça, on a besoin de chiffres.

Or, les polémiques demeurent : la grippe espagnole a-t-elle fait 20 millions, 30 millions ou 100 millions de morts ? Parce que dès lors le seuil de déclenchement serait différent et on basculerait d’une tranche de Classe C à une tranche de classe B ou D, avec une chute ou une hausse du Libor conséquente… Si le document date de 1997, aucun doute qu’Axa le ressort des placards, s’inspirant de Goldman Sachs ou du Crédit Suisse, qui creusent déjà les divers voies pour titriser de l’assurance de cancéreux ou de nonagénaires. Bienvenue dans le monde merveilleux de la finance mortalisée.